Le titre de l’exposition, dessinant un lien symbolique entre les Nymphéas de Claude Monet et les grands tableaux d’Olivier Debré, évoque en filigrane toute l’histoire de l’abstraction du XXe siècle. À travers un accrochage hors-format de six toiles monumentales créées en 1990-1991, « Les Nymphéas d’Olivier Debré » entend moins invoquer la question de l’impressionnisme, que celle de la disparition de la figure au profit d’une expression qui serait à la fois beaucoup plus plastique et mentale.

L’idée d’une abstraction qui puiserait son inspiration dans la nature, dans le monde sensible, a toujours été controversée. C’est un paradoxe qui est pourtant souvent souligné à propos du travail de Debré, qui aimait s’immerger dans le paysage pour travailler. Si Debré est bien paysagiste, ce sont des paysages mentaux qu’il recrée à la surface de la toile. Comme les Nymphéas ont été pour Monet une déclinaison des aspects changeants de son jardin, la Loire fut pour Debré une manière d’éprouver la matière et les couleurs, et d’expérimenter de nouveaux procédés plastiques. Ses grandes toiles de Loire sont moins des représentations directes du fleuve, que des interprétations de sa fluidité, de sa liquidité, proprement plastiques. Par-dessus tout, ce qui intéresse l’artiste est de saisir les étendues infinies au milieu desquelles il peint, en donnant à ses toiles une envergure telle qu’il n’est plus question ici de format, mais bien d’espace. Car au-delà d’être directement liée à la nature, la peinture de Debré entretient une relation existentielle avec l’espace.

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dates

du 01 octobre 2021
au 24 mars 2022

renseignements et réservations

+33 0(2) 47 66 50 00
reservations@cccod.fr

olivier debré

 

(1920 – 1999)

Olivier Debré voit le jour à Paris dans une famille de médecins et d’artistes. Il peint et dessine dès l’enfance, puis s’oriente vers une carrière d’architecte. En 1938, il sort diplômé de l’école des Beaux-arts de Paris dans la section architecture. Il décide cependant de se consacrer à la peinture.

Son expression picturale, inspirée au départ de l’impressionnisme, évoluera vers des compositions plus aérées aux larges surfaces colorées, faisant de Debré l’un des représentants de l’abstraction gestuelle. Malgré de nombreux voyages à travers le monde, il reviendra souvent peindre auprès de la Loire, à Vernou-sur-Brenne, près de Tours, dans la propriété des “Madères” où il avait aménagé l’un de ses ateliers.

Dépouillée de toute anecdote, la peinture d’Olivier Debré est une peinture d’espace et de lumière. Les titres qu’il utilise sont l’expression évoquée d’une émotion liée à un moment, à un lieu et incarnée par une ambiance chromatique. Nous sommes par-là très proches du paysage, et déjà dans le paysage dont les limites et l’horizon ont été repoussés par-delà le champ du tableau. Le spectateur se trouve ainsi véritablement au centre d’un immense détail.

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Le titre de l’exposition, dessinant un lien symbolique entre les Nymphéas de Claude Monet et les grands tableaux d’Olivier Debré, évoque en filigrane toute l’histoire de l’abstraction du XXe siècle. À travers un accrochage hors-format de six toiles monumentales créées en 1990-1991, « Les Nymphéas d’Olivier Debré » entend moins invoquer la question de l’impressionnisme, que celle de la disparition de la figure au profit d’une expression qui serait à la fois beaucoup plus plastique et mentale.

L’idée d’une abstraction qui puiserait son inspiration dans la nature, dans le monde sensible, a toujours été controversée. C’est un paradoxe qui est pourtant souvent souligné à propos du travail de Debré, qui aimait s’immerger dans le paysage pour travailler. Si Debré est bien paysagiste, ce sont des paysages mentaux qu’il recrée à la surface de la toile. Comme les Nymphéas ont été pour Monet une déclinaison des aspects changeants de son jardin, la Loire fut pour Debré une manière d’éprouver la matière et les couleurs, et d’expérimenter de nouveaux procédés plastiques. Ses grandes toiles de Loire sont moins des représentations directes du fleuve, que des interprétations de sa fluidité, de sa liquidité, proprement plastiques. Par-dessus tout, ce qui intéresse l’artiste est de saisir les étendues infinies au milieu desquelles il peint, en donnant à ses toiles une envergure telle qu’il n’est plus question ici de format, mais bien d’espace. Car au-delà d’être directement liée à la nature, la peinture de Debré entretient une relation existentielle avec l’espace.

Date

01 octobre 2021 - 24 mars 2022
Expiré!

Heure

8h00 - 18h00
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